François René de Chateaubriand, se rendant de Combourg à Dol de Bretagne, traversa BONNEMAIN en 1780, et n’y remarqua que : « des bruyères guirlandées de bois, des friches à peine écrêtées, des semailles de blé noir court et pauvre. »En 1430, BONNEMAIN s’écrivait BENNEMAIN, et en 1516 BONAMANU
Trois hypothèses sont avancées sur l’origine du nom de la paroisse :
- Une tradition locale dit que Saint Méen évangélisa le pays d’où la paroisse du BON MEEN
- Bonnemain viendrait du breton Boc hen Maen , c'est-à-dire roches entourées d’eau, ou de bod : buisson et maen : pierre
- Plus probablement, il s’agirait d’un terme féodal : bonne main, c'est-à-dire, ferme autorité du suzerain, ou droit de main, d’entrée
L’Assemblée électorale de BONNEMAIN se réunit le 31 Mars 1789 afin de rédiger le Cahier de Doléances.
Bonnemain devient commune dans le canton de Combourg en 1790. Le 30 Janvier 1791 est publiée la Constitution Civile du Clergé, elle causa la division, puis la guerre civile.
Il y eut des combats entre les Chouans et les Bleus à La Barbotaye.
De l’ancien Manoir de la Barbotaye, il ne reste rien aujourd’hui, on peut juste retrouvé sur un palâtre en pierre une vieille inscription gravée
« 1776 M:I:VIGOVT »,
Pourtant bien avant 1500 La Barbotaye était une enceinte fortifiée.
La Barbotaye se divise aujourd’hui en deux lieux dits distinct : la Basse Barbotaie et la Haute Barbotaie.
Les Logis de La Barbotaie sont situés sur le site de l’ancien Manoir au lieu dit la Haute Barbotaie, et aménagés dans une ancienne longère.
Bonnemain, n’ayant pas subi de recensement agricole, garde un paysage bocager et verdoyant, ainsi qu’un habitat traditionnel bien mis en valeur.
De nombreux chemins sillonnent la campagne permettant aux amoureux de la nature de découvrir l’habitat, la faune et la flore.
Un de ces chemins ombragés part de la Haute Barbotaie, et permet de rejoindre après un quart d’heure de marche, le site du Domaine des Ormes, et son golf de 18 trous, de là on peut poursuivre la randonnée vers le site protégé de La Higourdais, ou vers le Château de Landal.
Sur le bord de ce chemin, à la première croisée, vous pourrez voir une croix portant la date de 1541 en chiffres romains, ce qui en fait la plus ancienne croix datée du canton. Figure également le nom du donateur : Estienne Bouarie ou Bovarie.